Blockchain : LVMH, Prada et Cartier créent un consortium

[Article mis à jour le 21 avril 2021 à 18h48] La blockchain s’immisce dans tous les secteurs. Même dans le luxe. LVMH, Prada et Cartier annoncent la création d’un consortium blockchain. Baptisé Aura Blockchain Consortium, il prend la forme d’une plateforme qui permet aux consommateurs d’obtenir un certificat numérique de leurs achats de luxe. Les clients des marques pourront accéder à tout l’historique d’un produit, de sa conception à sa distribution. Et surtout, vérifier son authenticité. Les informations sont stockées sur la blockchain afin de ne pas être modifiées ou falsifiées. La plateforme blockchain a été développée par Microsoft et la start-up ConsenSys, spécialisée dans Ethereum. A ce jour, Bulgari, Cartier, Hublot, Louis Vuitton et Prada sont actifs sur la plateforme. Hublot a par exemple lancé une garantie numérique sur l’infrastructure d’Aura, qui permet aux clients de vérifier l’authenticité de leur montre grâce à une simple photo prise avec un téléphone portable. D’autres marques, des groupes fondateurs ou indépendantes, sont appelées à rejoindre le consortium. “En unissant nos forces avec d’autres marques de luxe sur ce projet, nous ouvrons la voie en matière de transparence et de traçabilité. J’espère que d’autres acteurs prestigieux rejoindront ce consortium”, a souligné Toni Belloni, directeur général de LVMH, dans un communiqué. Cette initiative n’est pas unique au monde. La start-up franco-suisse Arianee a également créé une plateforme de ce type en septembre 2017. Elle compte de grosses références dans son portefeuille, comme le groupe Richemont (Van Cleef & Arpels, Montblanc…), Breitling ou encore le site de prêt-à-porter ba&sh. Et elle a levé 8 millions d’euros en mars dernier. 

crypto-monnaie. N’importe qui peut accéder à cette blockchain (elle est publique, donc ouverte à tous) et donc utiliser des bitcoins. Pour ce faire, il suffit de créer un portefeuille virtuel, téléchargeable sur les stores d’applications. La crypto-monnaie permet d’acheter des biens et services et peut être échangée contre d’autres devises.

Certaines plateformes proposent la conversion de dollars, euros ou yuans en bitcoins. C’est le cas de Paymium, une entreprise française qui permet d’échanger des bitcoins contre des euros. Le bitcoin a un cours très volatile. Il peut augmenter ou diminuer de 20% en seulement deux jours. Cette volatilité est liée à la forte spéculation autour de cette monnaie et à l’absence d’une autorité régulatrice. Début décembre 2017, le cours du bitcoin a dépassé pour la première fois les 15 000 dollars. Il a augmenté de plus 1000% sur l’année 2017. Face à cette envolée, l’Autorité des marchés financiers  (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) ont mis en garde les investisseurs sur les risques liés à l’achats de bitcoins. “Cette valorisation peut aussi bien s’effondrer de la même manière. L’achat/vente et l’investissement en bitcoin s’effectuent à ce jour en dehors de tout marché réglementé. Les investisseurs s’exposent par conséquent à des risques de perte très élevés en cas de correction à la baisse et ne bénéficient d’aucune garantie ni protection du capital investi”, indique les deux régulateurs dans un communiqué. Ces derniers seraient de plus en plus sollicités par des épargnants à ce sujet. via leurs centres d’appels. Au Japon, le bitcoin  a été reconnu comme moyen de paiement légal le 1er avril 2017. La capitalisation de la première crypto-monnaie a atteint 191 milliards de dollars en novembre 2017.

L 223-12 du code monétaire et financier qui vient définir la blockchain comme un “dispositif d’enregistrement électronique partagé permettant l’authentification d’opérations sur titres spécifiques, destinés à être échangés sur les plateformes de financement participatif : les minibons”.  

Le conseil des ministres a adopté début décembre 2017 une ordonnance permettant le transfert de propriété de certains titres financiers via la blockchain. C’est une première en Europe. “L’utilisation de cette technologie permettra aux fintech et aux autres acteurs financiers d’offrir de nouvelles solutions pour les échanges de titres, des solutions plus rapides, moins chères, plus transparentes et plus sûres”, s’est réjouit le ministre de l’Economie et des finances, Bruno Le Maire. 

De son côté, l’Union européenne a lancé un observatoire et un forum dédiés à la blockchain en partenariat avec le start-up studio ConsenSys, créé en 2014 par le cofondateur d’Ethereum, Joseph Lubin. “Je vois la blockchain comme un changement important et je souhaite que l’Europe soit à la pointe de son développement. Nous devons mettre en place un environnement favorable – un marché unique numérique pour la blockchain afin que tous les citoyens puissent en bénéficier, au lieu d’une mosaïque d’initiatives. L’Observatoire et le Forum de la Blockchain de l’UE est un pas important dans cette direction.”, a déclaré Mariya Gabriel, commissaire européenne à l’Economie et à la Société numérique.  La Commission européenne financera également des projets blockchain à hauteur de 340 millions d’euros jusqu’en 2020.

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