Elle pensait que la faute de son employé n’était pas la sienne

Depuis deux ans qu’elle dirige sa petite société de nettoyage, Amélie n’a jamais vu ça. La moitié de ses agents sont indisponibles : soit malades, soit cas contacts, ou bien contraints de garder leurs enfants, car les classes ont fermé. Et pourtant, contrairement à la situation chez les particuliers, la demande de ménage dans les bureaux n’a pas baissé, malgré la pandémie.

Heureusement, Amélie reçoit régulièrement un nombre important de CV. Sa spécialité, c’est le nettoyage écoresponsable, aussi a-t-elle besoin de profils qui sont suffisamment familiarisés avec l’utilisation des produits. Elle parvient tant bien que mal à embaucher assez de personnel pour respecter son planning. Mais, dans l’urgence, elle n’effectue pas toutes les vérifications d’usage, elle omet notamment de s’assurer auprès des précédents employeurs de la compétence des nouvelles recrues. Qu’importe, ce n’est tout de même pas la première fois qu’elle fait appel à quelqu’un dans de telles conditions.

Au cours de cette semaine sous tension, un avocat associé dans un cabinet téléphone à Amélie, furieux. Un tableau a été endommagé lors de l’intervention d’une équipe de nettoyage dans les locaux. Un agent a passé un produit abrasif sur l’œuvre d’art pour la dépoussiérer, les dégâts sont considérables. Amélie avait bien une vague notion de la responsabilité qui lui incombait, mais jusqu’à présent elle ne se rendait pas compte de son étendue.

Tout est bien qui finit bien : son assureur Hiscox a réglé les frais d’expertise et de restauration, dont le montant total s’élevait à 20 000 €. Grâce à ce contrat, Amélie n’a pas eu à s’acquitter de cette somme considérable et a échappé aux tracas qu’un litige peut générer. “En l’occurrence, le contrat responsabilité civile professionnelle est quasiment une assurance-vie pour une petite entreprise, explique Nolwenn Le Maître, responsable marché RC professionnelle chez Hiscox Assurance France. Il maintient la santé financière de l’entreprise ainsi que la continuité de l’activité, puisqu’il garantit la prise en charge des dépenses liées à l’expertise et à la restauration ainsi que celles afférentes à la défense si le plaignant décide d’aller en justice.”

Cette fois-ci, il n’a pas été question de procès. En effet, Hiscox a tout mis en œuvre pour préserver la bonne relation entre la société d’Amélie et le cabinet d’avocats.

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